Le Niger réitère son engagement pour lutter contre le trafic illicite des biens culturels

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Les participants à la journée d’information et de sensibilisation organisée à Niamey sur le trafic de biens culturels

Le Niger démarre un processus d’actions pour garantir une meilleure protection de son patrimoine culturel. Un premier atelier d’information et de sensibilisation en matière de lutte contre le trafic illicite des biens culturels s’est tenu, le 29 juillet 2021 à Niamey, pour marquer le lancement officiel du projet.

Cette rencontre a été organisée par la Direction Générale du Patrimoine Culturel, des Arts et de l’Économie Culturelle avec l’appui du Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest, Sahel et a réuni une trentaine d’autorités multipartites dont des directeurs généraux, représentants des ministères, des forces de l’ordre et sécurité ou encore de la société civile pour aboutir à une compréhension commune des défis et enjeux du trafic illicite des biens culturels au niveau national et régional.

 « La présente rencontre a pour objet de contribuer au renforcement du dispositif de lutte contre le trafic illicite des biens culturels au niveau national. Mieux, l’intérêt de mon département ministériel par cette question se manifeste par la dégradation du contexte sécuritaire dans le Sahel avec pour conséquence le pillage des biens culturels notamment les vestiges archéologiques et paléontologiques du Niger plus précisément ceux en provenance de la vallée du fleuve Niger et du Sahara. » Mahamane Ibrahim, Secrétaire Général Adjoint, Direction Générale du Patrimoine Culturel, des Arts et de l’Economie culturelle.

Cette rencontre a permis d’échanger sur les mesures à prendre au niveau national pour assurer la mise en œuvre effective de la Convention UNESCO de 1970, que le Niger a ratifié depuis le 16 octobre 1972, mais aussi d’arriver à une adhésion consensuelle des participants autour du processus engagé qui inclue un nouveau plan d’action pour la Convention, la révision de la Loi n°97-022, relative à la protection, la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel national du 30 juin 1997 ou encore la consolidation des certifications d’exportation et autorisations de fouilles archéologiques.

 « Ce programme que vous démarrez à ce jour, permettra au Niger de renforcer son dispositif pour protéger ses biens culturels nationaux en mobilisant les différentes partie prenantes, issues non seulement du patrimoine mai aussi des forces de l’ordre et de sécurité et les acteurs juridiques. La nature transfrontalière du trafic illicite des biens culturels permettra également d’améliorer la coopération régionale », souligne   Guiomar Alonso Cano, Conseillère régionale pour la Culture au Bureau de l’UNESCO à Dakar.

Effectivement, par ces efforts de renforcement des dispositifs légaux, le Niger cherche à répondre aux besoins du terrain, aux enjeux régionaux et internationaux ainsi qu’aux différents défis contemporains qui se posent pour la préservation du patrimoine culturel. C’est dans ce sens, avec le concours d’experts juristes nationaux et internationaux et d’un comité technique spécialement mis en place à cet effet, que le Niger prévoit de parvenir à ces objectifs, de contribuer à prévenir et à endiguer ce phénomène.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus vaste engagée depuis 2017 avec l’Etat partie et le soutien de l’UNESCO à travers son bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel et ses partenaires, pour le renforcement des réseaux opérationnels de lutte contre le trafic illicite des biens culturels en Afrique. Un programme qui met l’accent sur la coopération sous régionale et interservices par le renforcement des capacités des acteurs de la chaine de lutte (professionnels du patrimoine et forces de l’ordre et de sécurité), la sensibilisation, et le renforcement des cadres juridiques.

Communiqué de presse, Unesco 

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