Lutte contre le Covid-19 : “la culture nous rappelle que nous ne sommes pas seuls”

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Le ksar d'Aït-ben-Haddou (Maroc) classé au patrimoine mondial de l'Unesco
Le ksar d’Aït-ben-Haddou (Maroc) classé au patrimoine mondial de l’Unesco(crédit photo Unesco)

 L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé le 09 avril  sur les médias sociaux une campagne mondiale sous les mots clés #PartagerMonPatrimoine, dans le but de promouvoir l’accès à la culture et à l’éducation autour du patrimoine culturel en cette période d’enfermement massif lié à la menace du Covid-19. Figure également au nombre des actions de l’UNESCO, une exposition en ligne sur plusieurs dizaines de biens patrimoniaux à travers le monde avec le soutien technique de Google Arts & Culture.

« Le caractère mondial de la crise du COVID-19 est un appel à la communauté internationale pour qu’elle réinvestisse dans la coopération internationale et le dialogue intergouvernemental », a déclaré Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO à travers un communiqué de presse. Elle a annoncé aussi l’engagement de « l’UNESCO à mener un débat mondial sur la meilleure façon de soutenir les artistes et les institutions culturelles pendant la pandémie de COVID-19 et au-delà, afin de faire en sorte que tout un chacun puisse rester en contact avec le patrimoine et la culture qui les relient à son humanité ».

Les initiatives de l’UNESCO visent entre autres à  soutenir les industries culturelles et le patrimoine au moment où des milliards de personnes dans le monde se tournent vers la culture pour s’évader en surmontant l’isolement social auquel les soumet une pandémie qui affecte durement les manifestations culturelles. L’UNESCO fournit aussi dans ce sens des informations actualisées, par le biais d’une carte en ligne des sites du patrimoine mondial, sur son site internet et les médias sociaux, concernant l’impact du COVID-19 et sur les réponses apportées. À l’heure actuelle, les sites du patrimoine mondial sont partiellement ou totalement fermés aux visiteurs dans neuf pays sur dix.

L’UNESCO partagera également des témoignages de première main de gestionnaires de ces sites, concernant l’impact de la pandémie sur les lieux qu’ils gèrent et sur les communautés vivant à proximité. Les enfants du monde entier seront invités à partager des dessins de biens du patrimoine mondial, ce qui leur donnera la possibilité d’exprimer leur créativité et leur lien avec le patrimoine. Une fois la crise passée, les campagnes #PartagezLaCulture et #PartagerMonPatrimoine seront maintenues afin d’alimenter la réflexion sur la manière de repenser les mesures de sauvegarde des sites du patrimoine mondial et de promouvoir un tourisme durable.

 A l’occasion de la Journée mondiale de l’art, célébrée le 15 avril prochain, l’UNESCO, en partenariat avec Jean Michel Jarre, pionnier de la musique électronique et Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO, organisera un débat en ligne et une campagne sur les médias sociaux :  le «ResiliArtDebate », qui réunira des artistes et des acteurs clés de l’industrie pour tirer la sonnette d’alarme sur l’impact du COVID-19 sur les moyens de subsistance des artistes et des professionnels de la culture. L’un des objectifs visé à travers ce débat auquel les créateurs et les travailleurs créatifs du monde entier sont appelés à participer, est d’inspirer l’élaboration de politiques et de mécanismes financiers susceptibles d’aider les créateurs et les collectivités à surmonter la crise.

Archives festivités du “Bianou” à Agadez(Niger)

Aussi, le 22 avril, l’UNESCO réunira les ministres de la culture du monde entier dans le cadre d’une réunion en ligne sur le COVID-19 et son impact sur la culture. Il est attendu lors de cet sommet qui s’appuiera sur les décisions  Forum des ministres de la culture organisé par l’UNESCO le 19 novembre dernier, des échanges d’informations et de points de vue concernant l’impact de la crise sanitaire sur le secteur culturel et des propositions des mesures politiques correctives en fonction des contextes nationaux.

L’UNESCO relève que « la fermeture de sites patrimoniaux, de musées, de théâtres et de cinémas et d’autres institutions culturelles met en péril le financement des artistes et des industries créatives, ainsi que la conservation de lieux extraordinaires et les moyens de subsistance des populations locales concernées, sans oublier les professionnels de la culture eux-mêmes ».  Les autres impacts de la crise sanitaire liée au COVID-19 sont la mise en veilleuse de nombreuses pratiques du patrimoine culturel immatériel, y compris des rituels et des cérémonies, ce qui  n’est pas sans conséquences sur les communautés dans toutes les régions du monde. Cette pandémie affecte également de nombreux emplois, car les artistes, dont la plupart dépendent d’activités annexes pour compléter les revenus tirés de leur art, n’ont plus la possibilité d’assurer leur subsistance.

D’où la nécessité de d’appuyer le secteur de la culture et ses acteurs dont le rôle est important dans la vie et certainement beaucoup plus durant ces moments difficiles. « Aujourd’hui, plus que jamais, les gens ont besoin de culture », a déclaré Ernesto Ottone, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la culture. « La culture nous rend résilients. Elle nous donne de l’espoir. Elle nous rappelle que nous ne sommes pas seuls. C’est pourquoi l’UNESCO fait tout son possible pour soutenir la culture, pour sauvegarder notre patrimoine et pour donner du pouvoir aux artistes et aux créateurs, maintenant et après la fin de cette crise », a-t-il ajouté.

MediaCulture.info

(Source : Unesco)

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