Lyna De Pépito, artiste et promotrice culturelle : « l’art est pour moi plus une passion qu’un métier…»

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Lyna De Pépito

 Bery Leslynna Jennifée, Lyna pour les intimes ou Lyna de Pépito pour ses fans, vit depuis l’âge de 12 ans sa passion de l’art. Artiste pluridisciplinaire, elle s’illustre comme comédienne, conteuse, metteuse en scène, réalisatrice et à travers l’écriture également, car elle est autrice de deux œuvres littéraires. Présidente fondatrice de l’Association culturelle MINAWA ARTS, Lyna a créé en 2018 le festival BIMOKO, en vue dit-elle de valoriser les cultures traditionnelles. L’événement se déroule tous les ans en Juillet à Boko le village de sa mère et à Brazzaville ville natale de l’artiste.  

 « J’ai fais mes premiers pas dans l’Art en 1996 quand j’étais en classe de 5ème au collège, lors d’un atelier organisé à Brazzaville par l’enseignante de théâtre Isabelle Dessource», rappelle Lyna De Pepito. Le cursus qu’elle suivra dans sa formation jusqu’à Accra au Ghana où elle obtient un diplôme en gestion des ressources humaines et management ne la détournera pas de l’art, sa passion. Bien au contraire, car Lyna a su allier sa scolarité, ses activités et à l’art. Elle affirme investir dans ses projets artistiques ce que lui rapportent ses activités génératrices de revenus. « L’art est pour moi plus une passion qu’un métier, parce je ne preste pas toujours en échange d’un cachet, la plupart du temps je finance moi-même mes projets », confie-t-elle.

Affiche du Film "Demain est à Nous"
Affiche du Film “Demain est à Nous”

Après une formation en mise en scène de 2009 à 2012 à Accra au Ghana avec le comédien et acteur ghanéen Don Ziggi, Lyna réalise sa première mise en scène, celle de la pièce de théâtre “The Calabash Upset Down” aux Arts Center d’Accra au Ghana, puis sur  “Les caprices du Miroir” de Bévic et  “Un Si beau ventre” de Victor Louya.   

Âgée aujourd’hui de 36 ans, mère de deux garçons, Lyna De Pépito, comme l’appellent ses fans a aussi à son actif la réalisation en février 2019 du film “Demain est à nous ” qui porte sur la  drépanocytose. Cette fiction de 46 mn sortie en salle au Cameroun  dans la ville de Dschang lors du festival éducatif Komane, lui a valu une distinction. Lyna De Pépito est également autrice de la pièce de théâtre« Le Rêve têtu de Mapindaet du roman “Le prix de la vengeance”, sortis en Aout 2017 aux éditions edilivre. L’autrice évoque entre autres dans ses œuvres littéraires les violences faites aux femmes, l’immigration, le déracinement.

Les œuvres littéraires de Lyna De Pépito
Les œuvres littéraires de Lyna De Pépito

« Innover et mettre en avant les traditions »

À la faveur d’un séjour à Lomé au Togo, où Lyna De Pépito participe un atelier de formation proposé par Dr Massamba Gueye et une caravane de conte initié par l’artiste Adama Adepoju alias « Taxi conteur », elle commence une carrière de conteuse : formatrice en conte dans son pays notamment avec les jeunes du village du district de Boko ; tournée dans des écoles de Dolisie ; initiatrice des soirées culturelles contées autour du feu afin de replacer le conte dans son contexte naturel.

Lyna propose des spectacles de contes dans lesquels sont associés proverbes, chants, citations, et pas de danse accompagnés souvent d’instruments de musique traditionnelle, tels que le balafon, la Sandza ou le Maracass. L’artiste organise aussi des ateliers d’initiation à l’art oratoire pour amateurs et jeune public en milieu rural,  ou donne des rudiments de théâtre aux élèves de lycée à Brazzaville.

L'artiste Lyna De Pépito sur la scène
L’artiste Lyna De Pépito sur la scène du Arts Center d’Accra, lors d’un spectacle de conte théâtralisé

Lyna De Pépito est aussi une promotrice culturelle. « Je veux innover, revaloriser notre culture et mettre en avant nos traditions », dit-elle. En 2018 Lyna a créé le festival BIMOKO ou causeries. Cet événement sur les Cultures Traditionnelles qui se déroule  tous les ans en Juillet à Boko le village  de sa mère dans le département du Pool,  et à Brazzaville sa ville natale  résulte d’un constat : « j’ai grandi dans un milieu « acculturé », où nous ne parlions que le français, une langue importée, on ne s’intéressait point aux langues vernaculaires de nos pays. Je ne parle aucune langue de mes deux tribus. Mais, mes voyages m’ont fait découvrir que d’autres personnes ont cette chance ; en créant ce festival j’ai voulu repartir vers ceux qui ont les savoirs traditionnels délaissés, pour les revaloriser, les réchauffer », explique Lyna. Pour le déroulement de ce festival, précise-t-elle, il y a d’abord une soirée culturelle organisée à Brazzaville où la scène du village autour du feu est reproduite, avec des contes, proverbes, des devinettes, des interventions et conseils des sages. Ensuite les gens de la ville se transportent au village à la rencontre des traditions, pour se ressourcer, chercher les savoirs auprès des patriarches.

Affiche de la 1ère édition du festival  BIKOMO
Affiche de la 1ère édition du festival BIKOMO

Le festival Bimoko est marqué par des contes, danses, la valorisation du patrimoine, des instruments de musique traditionnelle, la recherche sur l’habillement, les tissus traditionnels des tribus. « Le festival BIKOMO nous offre l’opportunité pour revivre tout cela », affirme Lyna qui séjourne régulièrement ces derniers temps dans le village de sa mère où elle exploite un champ.

Mousoul

MediaCulture.info

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