RENCONTRES DE BAMAKO : Le culte de l’art et l’art de la culture

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Exposition photos au musée de Bamako @Bakoo

Ouvertes le 8 décembre après trois ans d’interruption pour cause de pandémie de coronavirus, les Rencontres de Bamako, ou Biennale africaine de la photographie se poursuivent jusqu’au 8 février 2023. Ce rendez-vous majeur du continent Africain pratique le culte de l’art et l’art de la culture, à travers des expositions, dans lesquelles l’on trouve non seulement des photos mais également des vidéos.

Devant un parterre de hauts responsables et d’invités, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a inauguré la 13e édition des Rencontres de Bamako, évènement important en Afrique dédié à l’art de l’image qu’elle soit photographique ou vidéo.

C’est dans le décor du Musée national du Mali, lui-même dans l’enceinte du Parc national du pays à Bamako, que cette cérémonie inaugurale a eu lieu. Les discours ont mis en avant l’importance, entre autres, des partenariats et du domaine culturel, sous-entendu pour la bonne gouvernance d’un pays et la cohésion de sa population en général et des différents peuples qui la composent, car comme la Culture, la population est multiple et chaque entité communautaire qui la compose doit garder son identité et son unicité tout en s’intégrant à la globalité. 

D’ailleurs, l’ouverture a été haute en Culture avec des chants et de la musique, avant que les hauts dignitaires ne se dirigent vers la salle de la première exposition de ces Rencontres. Car, ces dernières proposent différentes expos, qui ont été divisées en cinq chapitres, comme si le public lisait un livre à travers les œuvres. Chaque artiste sélectionné a proposé sa vision thématique sur «Maa ka Maaya ka ca a yere kono» ou «la multiplicité, la différence, le devenir et l’héritage», et les commissaires ont décidé de caser chacun dans le chapitre dont le titre fait référence à un vers du poème d’Aimé Césaire : «Défaire et refaire le soleil».

Le public, lors de l’ouverture des Rencontres @Bakoo

« Demeure faite d’on ne sait à quel saint se vouer. De la terre, du lieu et de l’espace» est la phrase poétique qui annonce les œuvres choisies pour cette première exposition, qui a ouvert les Rencontres. Elle réunit les œuvres de dix-sept artistes venus de divers horizons de l’Afrique, de la diaspora, et même d’ailleurs, dont certains sentent que leurs racines sont imprégnées d’africanité. Il s’agit de Maria Magdalena Campos Pons (Cuba), Leo Asemota (Nigeria), Jess Atieno (Kenya), Rehema Chachage (Tanzanie), Monica de Miranda (Angola), Anna Binta Diallo et Binta Diaw (Sénégal), Letitia Huckaby (Etats-Unis), Raisa Galofre (Colombie/Caraïbes), Atiyyah Khan (Afrique du Sud), Maya Louhichi (Tunisie), Louisa Marajo (Martinique), Ebti Nabag (Soudan), Mélissa Oummou Diallo (Guinée), Fethi Sahraoui (Algérie), Neville Starling (Zimbabwé), et Eve Tagny (Cameroun).

Zouhour HARBAOUI

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