Trois questions à Dr Pingdewindé I.TIENDRÉBÉOGO sur son œuvre “Les barrières de l’Intolérance”

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Dr Pingdewindé Issiaka TIENDRÉBÉOGO

Maitre-assistant en étude théâtrale et enseignant des arts du spectacle à l’université Jospeh Ki-Zerbo de Ouagadougou, Dr Pingdewindé Issiaka TIENDRÉBÉOGO a publié en Février 2022 aux Editions Mercury, la pièce de théâtre «Les barrières de l’Intolérance». La rencontre-dédicace autour de l’œuvre préfacée par M. Martin ZONGO a eu lieu le 31 mars à la Librairie Mercury de Thierry MILLOGO. C’était sous le parrainage de M. Abdoul Karim SANGO, ancien ministre de la culture, des arts et du tourisme, en présence de Pr Prosper KOMPAORÉ, Directeur de l’Atelier Théâtre Burkinabè (ATB) et d’un important public. La pièce que l’on peut considérer comme un appel, un plaidoyer pour le vivre ensemble, est inspirée par la situation marquée ces derniers temps chez l’auteur au Burkina Faso et dans la zone du Sahel par des crises sécuritaires en lien avec la religion, l’ethnie,…Aussi, l’auteur exprime-t-il à travers cette pièce de 73 pages en 8 scènes dont on évoque ici quelques aspects, sa volonté de contribuer l’apaisement du climat social…  

MediaCulture.info: Qu’est ce qui justifie le choix du titre «Les barrières de l’Intolérance» pour votre œuvre ?

Dr Pingdewindé Issiaka TIENDRÉBÉOGO: Avant d’évoquer la raison du choix du titre «Les barrières de l’intolérance»  pour l’œuvre, il faut dire que la situation socio-politique autour de moi m’a d’abord inspiré à m’interroger sur les questions de l’intolérance religieuse au Burkina Faso, et partout dans le monde entier. Cette pièce de théâtre montre de grands antagonismes, qui à travers des prises de position et des considérations ethniques, religieuses et interreligieuses se fixent des barrières infranchissables, que dis-je, des murs insurmontables. C’est de ces deux grandes interrogations qu’est venu le titre «Les barrières de l’Intolérance» : Comment des gens qui vivent ensemble peuvent-ils se fixer des barrières infranchissables ? Comment des gens qui vivent ensemble peuvent-ils ériger des murs insurmontables entre eux?  C’est tout cela qui m’a amené à donner à cette pièce le titre « Les barrières de l’intolérance», on aurait dû ajouter, les barrières de l’intolérance religieuse, ethnique. Voilà toutes sortes de barrières qu’on se fixe et qui font que le vivre ensemble est difficile.  

MediaCulture.info: Y a-t-il un public précis auquel vous vous adressez à travers ce texte?

Dr Pingdewindé Issiaka TIENDRÉBÉOGO: Le texte est destiné à tout public ; que ce soit un public de jeunes, d’adultes. Ce texte s’adresse à tout le monde. La preuve en est que le retour que nous avons des lectures de ce texte, même des élèves de la classe de 5ème peuvent le lire et le comprendre. L’œuvre, selon Yves DAKOUO, Professeur titulaire de sémiotique en a fait la critique, « est un texte qui se lit agréablement ». Il est écrit dans un français courant qui permet à tout public de se l’approprier. Ce texte est tout simplement adressé à tout public épris de paix, de justice qui peut le lire et se rendre compte des éléments que notre société à, de certaines valeurs qui peuvent nous rapprocher dans notre vivre ensemble.  

Lire aussi: https://mediaculture.info/la-culture-un-exemple-de-resilience-artistique-au-pays-des-hommes-integres/

Public, lors de la dédicace de l’œuvre «Les barrières de l’Intolérance» à la Librairie Mercury

 MediaCulture.info: L’œuvre peut évidemment être adaptée sur une scène ; envisagez-vous une tournée pour porter les messages de la pièce ?  

Dr Pingdewindé Issiaka TIENDRÉBÉOGO: L’œuvre a déjà été jouée au Carrefour International de Théâtre de Ouagadougou (CITO) ; elle peut être présentée partout, adaptée avec une mise en scène pas très compliquée, qui peut permettre au public de comprendre l’environnement dans lequel nous vivons.

Si nous avons des partenaires, qui peuvent nous accompagner, nous pouvons faire une tournée pour sensibiliser les gens au Burkina Faso et au-delà. Car si vous regardez ce qui se passe dans la zone des trois frontières, Burkina Faso, Niger, Mali, avec le problème de terrorisme,  on peut dire que l’œuvre est sous régionale de par son sujet. Elle peut s’adapter partout, nous l’avons fait circuler au MASA qui s’est tenu en mars dernier. Actuellement l’œuvre est en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Burkina Faso, pour ne citer que ces pays-là. Nous restons disponibles pour des gens qui verront que le message pourrait aider à des sensibilisations. Et nous avons une troupe de théâtre appelée troupe théâtrale Sylvie Chalaye, nous pouvons voir de quelle manière nous pouvons entrer en collaboration pour la mise en scène d’un spectacle.

Entretien réalisé par Mousoul

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