Vient de paraître : “La gestion durable du patrimoine culturel, un enjeu majeur au Niger” de Adamou Danladi 

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Spécialiste en gestion du patrimoine culturel et des Musées, Adamou Danladi travaille depuis plus de trois décennies sur les questions portant sur ces ressources constituées d’éléments tangibles et intangibles qui représentent pour nous un lien avec le passé, le présent et l’avenir. S’appuyant sur son expérience, ses constats et réflexions, la recherche documentaire, un état des lieux sur le patrimoine culturel nigérien, Adamou Danladi a écrit un livre qui vient de paraître aux Éditions Gashingo sous le titre de : La gestion durable du patrimoine culturel, un enjeu majeur au Niger. L’ouvrage de 165 pages en format 180 x 250 mm enrichi par des illustrations, traite de la gestion du patrimoine culturel nigérien au cours de ces dernières années. Bien plus, l’auteur s’inscrit dans une démarche visant à amener décideurs, professionnels, communautés, jeunes, partenaires, à mieux considérer ou à prendre en charge les défis d’une gestion durable du patrimoine culturel nigérien qui, il faut le souligner, se caractérise par sa diversité et sa richesse.

Ce qui revient ainsi à protéger, conserver, valoriser tous ces monuments, sites archéologiques, traditions, pratiques culturelles, savoir-faire reconnus pour leur valeur universelle exceptionnelle et que nous avons hérités afin de les transmettre aux générations futures. C’est bien en cela, comme l’entend l’auteur du livre, que la démarche de « gestion durable du patrimoine culturel », apparaît nécessaire, dans le sens où il faut tenir compte des besoins des générations d’aujourd’hui et de demain.

L’auteur présente dans le livre une liste d’une trentaine de biens du patrimoine culturel (matériel et immatériel) parmi lesquels le Centre Historique d’Agadez, bien culturel inscrit au patrimoine mondial en 2013 ; la mosquée de Yaama dans la région de Tahoua, prix Agakan de meilleure architecture en terre en 1986 ; le gisement de dinosaures de Gadoufaoua, d’Ingal, de Tadiben dans la région d’Agadez ; le Parc « W » partie nigérienne, patrimoine mondial en 1996 et des sites archéologiques dans la région de Tillabéry ; la pratique et expressions de la parenté à plaisanterie ; le bianu (fête traditionnelle populaire) ; les pratiques et les savoirs liés à l’Imzad, etc. La parution du livre coïncide avec l’actualité, avec l’annonce faite en ce mois de février 2026 par le magazine Science sur la découverte d’un nouveau type de dinosaure Spinosaurus qui vivait il y a environ 95 millions d’années dans la région d’Agadez. Selon la représentation numérique faite par l’université de Chicago, ce dinosaure d’une nouvelle espèce avec crête, aurait mesuré douze mètres de long pour cinq à sept tonnes. Une information qui vient rappeler que le Niger n’a pas fini de révéler ses trésors en matière de ressources patrimoniales.

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Cependant, parlant de toutes ces ressources, l’auteur du livre « La gestion durable du patrimoine culturel, un enjeu majeur au Niger » y déplore le fait qu’elles soient malheureusement mal protégées et peu exploitées. Ces ressources sont en effet dans bien des cas menacées de destruction, de dégradation continue, de pillage. Certaines recherches et découvertes majeures sont faites par de  chercheurs étrangers. L’auteur rappelle dans son œuvre les forces et faiblesses des mesures et actions de protection et gestion du patrimoine, les textes juridiques pertinents nationaux et internationaux, les théories et principes en la matière. Il propose aussi un plan stratégique pouvant servir d’outil d’orientation aux acteurs engagés pour une gestion pérenne des ressources patrimoniales au Niger. Il s’adresse ainsi à tous ceux qui (communautés, professionnels, jeunes, partenaires..) désirent apporter  leur contribution en vue d’assurer la protection et la promotion du patrimoine culturel national, pour plus d’efforts en faveur de l’éducation et de l’économie du patrimoine. Des enjeux et défis majeurs qui méritent d’être pris en compte dans les stratégies et politiques publiques en vue d’améliorer la gestion des ressources patrimoniales au Niger.

On peut, en lien avec cette question, évoquer la nécessité d’une valorisation de ces ressources par la promotion du tourisme durable, des savoir-faire, pour que le patrimoine culturel génère une plus-value économique et social, en faisant des biens culturels, historiques, des produits issus des savoir-faire une attractivité touristique, des sources de revenus pour les communautés. Sont ainsi interpellés les pouvoirs publics, mais aussi les communautés au sein desquelles doivent s’affirmer des associations de développement spécialisées sur les questions de patrimoine culturel et la culture en général afin qu’elles s’approprient les préoccupations liées à ce domaine.

Souley Moutari, Onep

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